« Macron n’est pas à l’abri d’un coup de grisou électoral résultant d’une grosse colère des classes moyennes »

Source [Le Monde] Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que rien ne vient cautionner aujourd’hui l’idée d’une société plus juste ni d’un pays plus écouté.

 Sous la bannière du « progressisme », Emmanuel Macron poursuit avec une détermination implacable la déstructuration de la gauche et de la droite républicaine. Lundi, devant le Congrès, le président de la République a cherché à enrôler tous ceux qui seraient opposés aux forces obscures qui agitent l’Europe.

Il a d’abord donné des gages aux libéraux, qui se retrouveront sans peine dans la réaffirmation de sa politique probusiness, sa vision d’une société émancipatrice, son ambition de construire un « nouvel Etat-providence », fondé sur les devoirs et les responsabilités des citoyens.

Cet électorat constitue à l’évidence son cœur de cible, mais comme il reste minoritaire en France, le président de la République a cherché à lui adjoindre d’autres familles politiques : il a voulu séduire les partisans de « l’ordre républicain » qui se recrutent aussi bien à gauche qu’à droite de l’échiquier politique, il a flatté la droite nationaliste qui redoute « l’effacement culturel » du pays, il a tenté de réveiller les nostalgiques du gaullisme en invoquant « la grandeur de la France ».

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