Quelle vocation pour la femme dans l'Eglise ?

Déjà plus de 600 signatures pour le manifeste "Appel à approfondir la vocation du féminin".

A l'heure où le Motu proprio Spiritus Domini entend ouvrir aux femmes l'accès aux anciens ministères institués de l'acolytat et du lectorat, nombreuses sont les femmes qui veulent faire entendre une autre voix, et récuser la surenchère féministe de quelques porte-paroles autorisés et privilégiés des média sur le sujet.

Un manifeste, dû à l'action de Gabrielle Vialla, auteur de La Chasteté (paru chez Artège) et de Constance Prazel, déléguée générale de Liberté politique, a vu le jour et a déjà recueilli près de 500 signatures. Il propose de reconsidérer la vocation du féminin, qui ne saurait se limiter à un jeu de concurrences avec de "prétendus privilèges masculins", et lui préfère le privilège marial.

Nous vous invitons à prendre connaissance de ce texte, à le signer et à le diffuser largement :

"À l’occasion de la parution du Motu Proprio Spiritus Domini, nous, femmes catholiques, désirons faire reconnaître et aimer la beauté de notre vocation spécifique.

La question de la présence de la femme dans le sanctuaire, chez certains l’obstination pour le mariage des prêtres ou la prêtrise de la femme sont, pour nous, les symptômes d’une grave crise liturgique enracinée dans une crise anthropologique plus profonde encore sur la complémentarité de l’homme et de la femme. Tout catholique, quels que soient son état de vie ou son attachement liturgique, devrait se sentir concerné par ce profond malaise.

C’est à l’heure où l’on prend conscience du danger du cléricalisme, que paradoxalement on oublie que la femme est divinement écartée de la hiérarchie ecclésiale pour le bien de l’Église tout entière. Jamais jusqu’à aujourd’hui, la vocation de la femme n’a été représentée de façon si caricaturale, si appauvrie.

La tradition de laisser les femmes à l’écart de l’autel est très ancienne, on peut même dire originelle [1] ; elle est présente aussi bien en Orient qu’en Occident [2]. Le christianisme qui a toujours enseigné l’égale dignité de l’homme et de la femme tout en maintenant l’exclusion des femmes du sacerdoce ministériel rappelle à tout être humain, masculin ou féminin, que la mesure de sa vocation est l’union à Dieu. Bien loin de diminuer la femme, l’Église dont la hiérarchie est masculine se présente ainsi comme l’Épouse.

Déjà dans l’Ancienne Alliance, Dieu passe par la femme de façon inespérée comme dans les livres de Judith ou d’Esther, pour délivrer son peuple. Par l’Incarnation, Dieu nous donne son propre Fils par la Vierge Marie. La pure réponse existe chez une créature : en elle, l’Amour de Dieu trouve sa demeure irrévocable. Homme ou femme nous avons une dette envers ce oui féminin. À la suite de cette réponse, la femme a dans le christianisme une liberté de parole et d’action qui lui est propre. Il n’est que justice de faire mémoire de quelques illustres figures telles Catherine de Sienne, ou Jeanne d’Arc mais aussi de reconnaître les discrètes interventions féminines jusque dans nos vies personnelles.

Il est d’usage dans les familles que les femmes plaident pour la paix. Or les concessions liturgiques faites au monde présent [3] éloignent l’une de l’autre les deux formes du rite romain."

 

Pour découvrir le texte dans son intégralité et le signer, rendez-vous sur le site dédié au manifeste : https://lavocationdufeminin.fr