Affaire Matzneff : l'adjoint à la culture d'Hidalgo entendu par les enquêteurs

Source [Valeurs actuelles] Autrefois collaborateur d’Yves Saint-Laurent, Christophe Girard aurait protégé l’écrivain dans les années 1980.

Le 11 février dernier, Le New York Times retrouvait Gabriel Matzneff sur les bords de la Riviera italienne pour évoquer avec lui tous ceux qui l’ont lâché depuis le début de l’affaire et les révélations de l’écrivaine, Vanessa Springora. L'écrivain était revenu sur des années passées à ne rien cacher, notamment dans ses ouvrages. Et parmi les personnalités mises en cause, on trouvait notamment Christophe Girard, actuel adjoint à la culture d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Ce mercredi 4 mars, ce dernier a été entendu en audition libre par l'Office central pour la répression aux personnes (OCRVP), dans le cadre de l'enquête visant Gabriel Matzneff, rapporte notamment franceinfo

Dans les années 1980, Gabriel Matzneff qui vivait avec Vanessa Springora (alors mineure) cherchait un abri plus sûr. Il s’installe alors dans un hôtel, apprenait-on dans l'interview du New York Times ; Gabriel Matzneff y expliquait que les factures étaient alors réglées par le couturier Yves Saint-Laurent, un de ses proches, mais surtout par l’entremise d’un de ses collaborateurs : Christophe Girard. Pendant deux ans, Gabriel Matzneff pouvait donc vivre « caché ». « Nous nous occupons de tout, les repas, tout », avait glissé l’écrivain en rapportant les paroles de Christophe Girard. « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup », avait alors ajouté l’adjoint d’Anne Hidalgo.

Outre cette affaire de factures d’hôtel, Christophe Girard aurait aussi agi d’une autre manière, quelques années plus tard, en 2002 précisément, alors qu’il était devenu adjoint à la Culture du maire de Paris. Selon le New York Times, il aurait « fait pression » afin que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre. Une distinction très rare selon l'Opinion, qui expliquait cela le 3 janvier. Invité à réagir par le média américain, Christophe Girard avait refusé toute sollicitation.

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