Au Sahel, le chef de l'armée française réaffirme la nécessité de l'opération Barkhane
Article rédigé par francetvinfo.fr, le 18 décembre 2019 Au Sahel, le chef de l'armée française réaffirme la nécessité de l'opération Barkhane

Source [francetvinfo.fr]  Après la mort de 13 soldats français au Mali le 25 novembre dernier, et face aux critiques portant sur l'enlisement de l'opération Barkhane, le général Lecointre est allé sur place rappeler la nécessité de cette mission. franceinfo l'a suivi.

En acronyme militaire, ce déplacement s'appelle une ITH, pour "inspection de théâtre". En trois jours, du 11 au 13 décembre, le Chef d'état-major des armées (CEMA) a alterné briefings opérationnels et visites diplomatiques au Niger et au Mali. L'avion du général François Lecointre s'est d'abord posé sur la base aérienne de Niamey, par où transite l'essentiel des hommes, du matériel, et de la logistique nécessaires aux 4 500 femmes et hommes de l'opération Barkhane.

Dans la soirée - et il fera de même le lendemain à Gao - le plus haut gradé français s'adresse à une quarantaine d'officiers. Le coeur de son discours : rappeler le sens de la mission. "Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent", assure t-il, "car si nous laissons le chaos s'installer, les États sahéliens vont s'effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l'Etat islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l'Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera". 

A Gao, dans la plus grande base de l'armée française au Mali, le CEMA est accueilli à son arrivée, sur le tarmac, par des pilotes et des équipages d'hélicoptères. L'instant comporte une part de recueillement, ce n'est pas une simple revue des troupes. Le 25 novembre dernier, lors d'une mission de combat, deux hélicoptères se sont percutés, faisant 13 morts. Ceux qui discutent avec le général ont perdu des "frères d'armes" cette nuit là. Mais dans leurs mots, aucune nuance de doute, aucune remise en question de leur mission : "On pense à eux, c'est en tête, c'est latent, mais quand on remonte dans la machine, quand le rotor se met à tourner, on est pleinement concentré. Même si nous avons été marqués par ce que nous avons vu, car nous avons volé la nuit du crash", disent le capitaine Julien et le lieutenant Adrien, chef de bord et pilote d'un Tigre. 

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