Les Républicains sont devenus une formidable machine à perdre. La victoire de Macron en est une preuve supplémentaire. La victoire de la « droite » fut une évidence de l’été 2012 à janvier 2017 : en trois petits mois, tout a basculé, et que triomphe Macron !

Si Pierre a renié trois fois le Christ en attendant plusieurs heures angoissantes pour lui, Les Républicains n’ont pas eu la délicatesse d’attendre : ils ont trahi leurs électeurs dans les minutes qui ont suivi 20 heures, dimanche soir. Une trahison massive, implacable, définitive, quasi-unanime : oui, il faut voter pour le pire des candidats, le futur Grand Maître de la déconstruction définitive de la France.

La France résistante de l’année 2013 est emportée par cette chute dramatique. Son candidat fétiche ne voulait pas abroger la loi Taubira sur laquelle s’était fondée cette résistance, mais était considéré comme l’homme de la situation, puisqu’il ne voulait ni de la PMA, ni de la GPA. Ce candidat fétiche se rallie pourtant à celui qui, en plus de sa passion pour le « mariage homosexuel », va immédiatement mettre en œuvre toutes possibilités de PMA et GPA. Les dirigeants de la France résistante de 2013 se seront transformés en courroie de transmission de la mise en œuvre de ce drame. Nous l’avions prévu, dit et écrit depuis trois ans : nous y sommes. Merci aux dits « chefs résistants » de 2013, qui ne devaient « rien lâcher », et sont acteurs de cette situation catastrophique…

Cette trahison générale, aussi effrayante que prévisible, signe le suicide des Républicains et de leurs affidés et autres alliés, nécessaire et bienvenu pour que survive la France. Ce parti fourre-tout, qui mélange des dirigeants de gauche comme de droite, des catholiques convaincus et des francs-maçons sectaires, des europeïstes et des souverainistes, des islamophiles et des islamosceptiques, des immigrationnistes et des défenseurs de l’identité française, des dirigeants tout-avortement et des dirigeants pro-vie, des partisans de la loi Taubira et des adversaires de ladite loi, en bref, des dirigeants qui s’opposent sur tout en permanence, mais dont l’aile gauche l’emporte systématiquement, tue très sûrement la droite, et donc la France. Il doit se dissoudre dans les meilleurs délais, pour se scinder en un parti authentiquement conservateur, axé sur les valeurs et la souveraineté, pouvant nouer des alliances avec le Front National, et un parti centriste, girouette par définition, s’alliant de tous les côtés et avec tous selon ses seuls intérêts électoraux, puisque tel est le triste destin actuel des partis centristes.

Pour conclure, le résultat de dimanche offre une formidable opportunité : les ralliements indécents des Républicains à Macron montrent que leurs dirigeants sont en phase avec les socialistes pour faire mourir la France. Leur suicide est leur affaire, et nous le souhaitons ardemment. Le redressement de la France, quant à lui, est l’affaire de tous les vrais résistants, qui n’ont pas dit leur dernier mot.

François Billot de Lochner,

président de la Fondation de Service politique,

de Liberté politique et de France Audace.