Un pape "hyper catholique"
Article rédigé par Bernard Cherlonneix, le 29 avril 2005

La célébration de la mort de Jean Paul II a révélé la dimension réellement universelle, c'est-à-dire pleinement "catholique" dans un sens non étroitement confessionnel, de son oeuvre, aussi bien en extension qu'en intensité, ad extra autant qu'ad intra, et manifeste sa capacité profondément "réunificatrice" de la famille humaine.

 

L'hommage que lui a rendu la terre entière, l'agenouillement de la plupart des détenteurs de l'autorité politique, souverains et présidents du monde entier, en ce début de XXIe siècle, devant la dépouille mortelle de l'autorité spirituelle la plus importante, et la plus militairement démunie de notre temps, symbolisent bien cette incroyable catholicité (il faut la voir sur tous les écrans et journaux du monde pour la croire). Catholicité perceptible, avec le recul, dans toutes les dimensions de son œuvre : apostolique et missionnaire, enseignante et doctrinale, pastorale, médiatique et enfin symbolique et intérieure, qui frappe et ressort au cœur de la tourmente païenne que nous vivons par ailleurs.

Jean Paul II s'est vraiment tenu et jusqu'au bout à la pleine hauteur de l'alliance universelle avec Dieu que le Christ a étendu, par son élévation sur la Croix, à l'humanité tout entière. Il a partout fait sentir " la bonne odeur du Christ ". Il a ouvert grand au monde les portes de l'Église pour que la miséricorde divine puisse parvenir aux limites de la terre, donnant ainsi son sens plein à l'ouverture au monde proclamé par le concile Vatican II. On dirait même que le jour de sa mort a été choisi par Dieu pour que son dernier souffle, comme une brise légère, soit un dernier témoignage à toute l'orbe terrestre. Par son enthousiasme conquérant, rejetant l'esprit de vaine "croisade", il a réussi l'exploit d'être un "hyper catholique" sans tomber dans la caricature du catholique "ultra".

...Apostolique et missionnaire

L'évêque de Rome a appliqué au monde les conclusions de son épiscopat en Pologne : les visites apostoliques consolident la foi et relancent la ferveur paroissiale et les vocations. C'est ainsi qu'il a rallumé le feu de la foi dans le monde entier en allant chercher chaque Église locale là où elle était, là où elle en était. Quel Français, catholique ou pas, ne se rappelle encore son interpellation virile de la France et de l'Église de France, lors de son premier voyage, et n'a pas été amené à suivre de plus près, dès ce moment, tout son parcours en France avec une curiosité un peu éblouie ? Nous pouvons tous mesurer aujourd'hui, non pas en chiffres certes, mais en dispositions spirituelles renouvelées, en mouvements souterrains plus encore qu'en manifestations éclatantes, le parcours accompli par la fille aînée de l'Église depuis cette interpellation et surtout l'arrêt d'une dérive.

L'affluence des dignitaires religieux de tous les horizons spirituels manifeste l'ampleur du travail missionnaire de Jean Paul II, aussi bien dans la dimension de l'œcuménisme qu'un pape venu de l'Est était particulièrement bien placé pour relancer de manière à la fois audacieuse et avisée, pensons en particulier à sa visite en Roumanie et plus encore en Grèce, que dans l'approfondissement du dialogue inter-religieux engagé par son prédécesseur dans la droite ligne du concile de Vatican II.

Peut-on ouvrir plus grandement à la perspective d'universalisation (de catholicisation véritable) de la chrétienté qu'il ne l'a fait en indiquant que si le dialogue œcuménique devait permettre un jour de réaliser la réunification des Églises particulières, il "écoutait la requête qui m'est adressée de trouver une forme d'exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncement aucun à l'essentiel de sa mission" qui est le "service de l'unité" (Ut unum sint, n. 94 et 95) ?

La réunion d'Assise de 1986 a fait couler beaucoup d'encre, mais une fois passés les soupçons des vertueux indignés, qui pourrait penser aujourd'hui qu'il s'agissait d'autre chose que d'ouvrir les bras du Christ à l'humanité entière et de prendre une initiative de paix en amont de la politique ? Seule la certitude de la foi permet le dialogue véritable. L'encyclique Redemptoris missio de 1990 où Jean Paul II écrit : "Le nombre de ceux qui ignorent le Christ et ne font pas partie de l'Église augmente continuellement, et même il a presque doublé depuis la fin du Concile (Vatican II). À l'égard de ce nombre immense d'hommes que le Père aime et pour qui il a envoyé son Fils, l'urgence de la mission est évidente" (n. 3), ne laisse place à aucune interprétation ambiguë.

Que savons-nous encore aujourd'hui de l'immense portée de cette conduite en eaux profondes que représentent les initiatives de repentance associés à l'année sainte et aux fêtes du troisième millénaire vis-à-vis de diverses communautés, la communauté juive en particulier, ont semé dans le cœur des hommes et pour les générations à venir ? Comment rester immobile après de tels gestes ? Comment rester sourd et muet très longtemps ? Et comment un " chrétien " pourrait-il s'étonner que le serviteur des serviteurs demande pardon, souhaite demander pardon, même sans certitude ou espoir de retour, alors que le pardon et l'initiative du pardon reflètent à la fois la différence spécifique du christianisme dans l'univers des religions et la force socialement régénératrice à tous les niveaux que nous savons, de la relation intra-familiale à la relation politique internationale. L'écho universel favorable, parfois stupéfié, à cette repentance unilatérale n'est-il pas d'ailleurs la preuve, selon la remarque d'un cardinal romain, du fait que l'on ne reprochera jamais à un catholique, d'être "trop" catholique, mais toujours de ne l'être "pas assez"?

Enseignante et doctrinale

Dans la dimension enseignante et doctorale de son activité, qui peut sérieusement aujourd'hui aborder la question de la vie en société, de l'éthique individuelle, du rôle de l'entreprise, de la légitimité des régimes politiques et économiques, de l'avenir du christianisme dans le monde, du rapport du temporel et du religieux, sans prendre en compte les encycliques Veritatis splendor, Evangelium vitae, Laborem exercens et Centesimus annus, Ut unum sint, Fides et ratio et tant d'autres écrits de Jean Paul II ou de cette "bénédiction pour l'Église" qu'est le cardinal Ratzinger (selon l'expression de Jean Paul II) ? [Cet article a été écrit avant l'élection de Benoît XVI, ndlr.]

La dissolution de la rationalité dans un monde explicitement sans foi, qui débouche sur le retour paradoxal et brutal du principe d'autorité dans le domaine institutionnel ou dans l'entreprise, ou sur le déferlement des croyances et pratiques les plus irrationnelles, n'a-t-elle pas en effet de quoi interpeller la conscience des rationalistes agnostiques les plus convaincus ? Le monde intellectuel, philosophique et artistique dominant d'hier n'est-il pas aujourd'hui sur la défensive et les idéologues d'hier dans leurs " petits souliers " face aux hommes de foi et d'espérance qui ont enfin osé prendre pied sur les rivages de la pensée contemporaine et cherchent à "évangéliser la culture" ? Les tristes lumières de la rationalité moderne égotique et prétentieuse ne vacillent-elles pas sous les assauts même des sciences "dures", à qui Jean Paul II a donné droit de cité au Vatican, qui viennent partout buter sur le dessein d'intelligence crypté dans l'immensité ou l'infinie structuration du réel et ainsi lentement rejoindre les chercheurs de la vérité à temps et à contretemps ? L'obscurantisme n'est-il pas par exemple aujourd'hui du côté de ceux qui nient l'évidence expérimentale d'une vie commençant dès la conception, parce qu'ils en refusent les conséquences pratiques redoutables ? Cachez, disent-ils devant cette réalité que les progrès photographiques et échographiques rendent de plus en plus palpables, ce zygote que nous ne saurions voir ! E per si muove...

Vraies questions pour notre temps et ceux qui, dans l'Église même, critiquent la rigidité morale de ce pape : comment a-t-il pu attirer tant de foules sur un programme de vie aussi exigeant, tant de jeunes en particulier et sur tous les continents, alors qu'ils sont censés représenter, pour les bergers soixant'huitards qui nous gouvernent culturellement et qui oublient leur âge, la fine pointe de la modernité en marche...vers le gouffre ? La popularité profonde et durable s'opposerait-elle à ce point à la démagogie ? La vérité aurait-elle des accents qui ne trompent pas ? L'attrait de la déchéance ses limites ? La "vie" une autre signification que les "quatre cents coups" ? L'inflexibilité paternelle dans l'affirmation de principes non négociables, un attrait irrésistible ? L'exhortation confiante enfin, un charme inimitable ?

Comment rester totalement sourd à la mise en garde contre le "risque d'alliance entre la démocratie et le relativisme éthique qui retire à la convivialité civile toute référence morale sûre et la prive, plus radicalement, de l'acceptation de la vérité" (Veritatis Splendor, n. 101) ? Ou à l'appel lancé en 1999 aux artistes : "Puisse la beauté que vous transmettez aux générations de demain être telle qu'elle suscite en elles l'émerveillement" (Lettre aux artistes du 4 avril 1999).

Pastorale

Le pasteur Jean Paul II a tout fait jusqu'à son dernier souffle pour rassembler ses brebis dispersées et nous espérons que cet effort sera poursuivi après lui. Le promoteur de la nouvelle évangélisation n'a en particulier pas voulu que la division "traditionaliste" s'installe et perdure ; il a tout fait pour s'efforcer de la surmonter en obtenant par une méthode de douceur et de respect de bons premiers résultats dans la décennie 2000, au Brésil du moins, après deux décennies de tensions et de rupture.

Quel traditionaliste français aurait pu a priori imaginer mieux, dans ses rêves les plus fous, comme voyage du Saint Père sur les terres du roi très chrétien, que l'itinéraire de voyage choisi par Jean Paul II pour célébrer le quinze-centième anniversaire du baptême de Clovis en octobre 1996 : Saint-Laurent-sur-Sèvres en hommage à Louis-Marie Grignon de Montfort, Saint-Anne-d'Auray en Bretagne, Tours, terre de saint Martin et enfin Reims lieu du sacre des rois de France selon le rite initié par Samuel avec Saül ? Son homélie de Reims ne restera-t-elle pas comme un chef d'œuvre de force et d'équilibre par rapport à la polémique médiatique qui s'était développée chez nous ? Quelle meilleure contre-épreuve d'ailleurs que la réticence de nombre des évêques " progressistes " et l'organisation de l'échec, en termes d'audience, de Saint-Laurent-sur-Sèvres, dont l'accès avait été interdit sans raison au "peuple" chrétien.

Mais, passé le frisson ressenti à ce moment là sur la légitimité de maintenir le front du refus face à un tel pape, rien n'y fit, en France du moins. C'est pendant ce voyage que l'on a pu prendre conscience de l'extraordinaire ambition de l'entreprise de Jean Paul II, de son adéquation à la situation de l'Église locale et de l'exceptionnel doigté avec lequel il abordait les problèmes et les hommes, à mille lieues d'un autoritarisme stérile. Ce refus ne l'a pas empêché de maintenir le dialogue avec le courant lefebvriste en particulier ou avec la frange en révolte de la Fraternité Saint-Pierre .

Il faut espérer que, suivant en cela l'exemple brésilien, les traditionalistes français en rupture de ban sauront un jour répondre positivement à ces appels répétés. Il s'agit moins, comme l'illustraient bien le Saint-Père et ses proches cardinaux, Mgr De Hoyos, Mgr Medina Estevez et Mgr Ratzinger, par leur attitude permanente d'ouverture et même par une autocritique rétrospective vigoureuse de l'Église au sujet des "commissions d'experts" chargés de rénover la liturgie, d'envisager les choses de manière païenne en termes de concessions, que de laisser la saine raison l'emporter enfin. Et alors tant de jeunes prêtres pleins d'énergie et de talents pourront enfin donner leur pleine mesure dans ce monde tel qu'il est, où l'Église demeure nunquam reformata, semper reformanda.

Du côté révolutionnaire de son "personnel" latino-américain, il aura fait preuve d'une fermeté exemplaire en rappelant à l'ordre un clergé "progressiste" à sa vocation propre. On garde en mémoire en particulier l'admonestation par Jean Paul II en 1983 du prêtre ministre sandiniste de la Culture, agenouillé devant lui. Réconciliateur souvent, parfois "correcteur", il a surtout été le tuteur des parties faibles du corps mystique du Christ et de ceux qui en son sein se chargent du soutien de ses parties faibles comme l'œuvre de l'Aide à l'Église en détresse du Père Werenfried.

Prenant en considération l'homme dans sa totalité psycho-physique, sensibilité, imagination et raison, il rappelle récemment, en matière liturgique, à tous les prêtres (après sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 2000) et à tous les laïcs que "l'eucharistie [est] un grand mystère, mystère qui doit avant tout être bien célébré " (Mane nobiscum Domine, 2004, 17), pour ne pas oublier tous ceux qui sont encore blessés par des changements liturgiques souvent imposés au peuple de dieu par des clercs avant-gardistes et à la hussarde.

 

Médiatique

Il faut réserver une place spéciale à la "catholicité" de l'œuvre médiatique, compte tenu de son importance, même si elle relève en fait de la dimension apostolique de l'action de Jean Paul II. Il nous est difficile de mesurer l'évolution sur le plan international des médias à l'égard de Jean Paul II, qui n'est sans doute pas "homothétique", même s'il semble bien qu'il y ait une sorte d'engouement et d'admiration croissante générale à l'égard de ce pape dont plus personne ne paraît vouloir discuter le charisme. Mais en tant que Français, nous pouvons en revanche mesurer la distance sidérale et observer ce qui est bien une sorte de "conversion" impensable à l'égard du christianisme et du catholicisme du fait du passage de Jean Paul II sur leur chemin. Là où Jean Paul II est passé, les médias ricanants et hostiles ont trépassé. Sur ces décombres, l'Église catholique et les autres confessions chrétiennes peuvent enfin reconstruire dans un climat culturel bien assaini. À elle(s) de jouer désormais sans confondre "désenfouissement" avec "restauration".

Lorsque France 2, dans les 35 minutes de son journal consacré aux funérailles de Jean-Paul II, présente un reportage sur quatre "jeunes Versaillais" rayonnants qui ont réussi à se frayer un chemin jusqu'à la place Saint-Pierre et les interroge avec bienveillance sur la vocation qu'ils ressentent de prêtre et de religieuses, sans ironie ni censure, quelque chose s'est vraiment cassé au pays de Voltaire (le moral "en berne" des "laïcards" qui jamais ne dételleront en est une autre preuve). La date de la conversion massive, même si elle a été précédée de certains signes avant-coureurs, est celle des Journées "mondiales" de la jeunesse à Paris en 1997, qui ont marqué toute la force de la nouvelle évangélisation sur les médias qui sont, eux aussi, à convertir.

Comment ne pas se rappeler avec émotion la voix des journalistes commentant "le silence impressionnant" des 700 000 jeunes présents à Longchamp après la communion (les évêques français, deux semaines avant l'événement craignaient un flop et anticipaient la venue de 60 000 jeunes au mieux) et leur "foi palpable".

Le CD de Jean-Paul II Abba Pater et son Pater noster sur fond de musique rock serre toujours autant la gorge d'admiration par l'audace de cette tentative qui montre à quel point, avec un peu d'imagination dans l'apostolat, la modernité peut faire rebondir la tradition et renverser tout d'un coup les barrières de l'incrédulité ou de l'obstination. À combien d'exemplaires a-t-il été tiré dans le monde ? Qui n'a pas entendu parler, prier ou chanter Jean Paul II dans une seule nation sur cette terre ? Christ est vraiment ressuscité et Jean-Paul II en a été le héraut !

Symbolique et tout intérieure

Mais c'est de l'intérieur, et même lorsqu'il n'avait " plus aucune apparence " qu'il rayonnait, qu'il rayonne et rayonnera encore longtemps dans nos cœurs. Comment Jean Paul II, déjà bien handicapé physiquement, allait-il quitter l'estrade de la première messe des JMJ sur le Champ-de-Mars, alors que les médias français avaient décidé, dans un de leurs derniers assauts avant sortie du drapeau blanc, d'enfourcher la critique du culte de la personnalité et de "l'idolâtrie déplacée, et très peu chrétienne [s'il vous plaît] dont il faisait l'objet". Après un bref au revoir, le départ lourd et hésitant d'un homme âgé, sans un nouveau geste, sans se retourner, sans aucun "cinéma", sans rien d'autre que le pincement laissé au creux de l'estomac du spectateur. Réponse silencieuse et implacable aux médias sur le terrain où ils l'attendaient.

On ne peut sans doute pas non plus imaginer ni exagérer la portée invisible et imperceptible du témoignage d'un vieil homme au visage déformé, au tremblement parfois impressionnant, incapable progressivement de parler et de bouger, souffrant visiblement de plus en plus, mais tenant jusqu'au bout, à son poste, dans les cœurs de tous les handicapés physiques et mentaux, les vieillards impuissants et dépendants, et de tous les blessés de la vie ou de tous ceux qui se sentent blessés par le sort au sujet de leur physique ou de leurs facultés. Cela, qui ne peut être enregistré par aucun sismographe de l'âme, qu'il faut se résoudre à imaginer sans rien en savoir en fait, est peut-être ce que ce sportif de Dieu, cet athlète qui a porté sur ses épaules pendant des heures une juive déportée trouvée sur son chemin à la fin de la guerre, ce skieur, ce nageur qui a fait construire une piscine à Castel Gandolfo, a fait de plus grand : accepter l'immense humiliation de se donner en spectacle, si défait, aussi inconcevable que cela soit pour tous les bien-portants de ce monde. Il a incarné, dans sa déchéance publique, l'égale dignité de toute vie humaine, en étant encore une fois, mais sur un autre plan, " la voix des sans voix ". Il a communié dans la détresse avec une large frange d'humanité qui vit habituellement comme dans les limbes de l'humanité.

C'est certainement par cette "catholicité" multidimensionnelle et supra-confessionnelle, proprement christique, dont Jean Paul II a su faire preuve, par la portée universelle de ses paroles et de ces actes qu'il durera et restera dans les mémoires chrétiennes et non chrétiennes. Zbigniew Brzezinski, son compatriote à l'origine, soutien en ce sens qu'il fut "le premier leader spirituel mondial" (Newsweek du 11/18 avril 2005). À ce titre, ce pape qui s'est adonné urbi et orbi, a parlé à tout homme, abstraction faite de son identité religieuse (plus friable aujourd'hui d'ailleurs qu'hier) et à tout l'homme, spécialement aux étages supérieurs de son âme, a bien mérité de l'universelle patrie céleste.

Et ce n'est que justice si ce Grand Prêtre, porteur de la "lumière pour éclairer les nations", a enfin pu, comme il y pensait dès l'an 2000, reprendre la dernière prière du vieillard Syméon : "Et nunc dimittis servum tuum Domine secundum verbum tuum in pace."

 

Bernard Cherlonneix, 13 avril 2005.

 

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