
Source [Marianne] : Consignes pour se laver les mains, rappels à sortir avec une bouteille d’eau les jours de forte chaleur… Depuis plusieurs années, la manière de s’adresser au plus grand nombre passe par un discours déroutant et condescendant. Serions-nous 67 millions de grands enfants ?
« Foule sentimentale/ On a soif d’idéal […]/ Il faut voir comme on nous parle. » Il y a trente ans, Alain Souchon chantait la complainte du citoyen lambda pris entre les injonctions à la consommation, les aspirations personnelles empreintes de romantisme et les discours « humiliants ». Mais d’où vient le sentiment qu’« on » « nous » parle « mal » ? Y a-t-il des critères objectifs qui conduisent politiciens, industriels et acteurs institutionnels à s’adresser à la « foule » comme à une salle de classe ?
Pour Shakespeare, la vie d’un homme était décomposée en sept âges, du nourrisson au très vieil homme redevenu aussi dépendant et chétif qu’un nouveau-né. De nos jours, les journalistes états-uniens disposent d’un arsenal sémantique pour désigner une nouvelle espèce d’éternels adolescents : kidults, rejuveniles, twixters, ou encore adultescents. Les Allemands disent Nesthocker, les Italiens mammone, les Japonais freeter, les Indiens zippies et les Français évoquent le « syndrome Tanguy », du nom du héros du film éponyme d’Étienne Chatiliez, mettant en scène un quasi-trentenaire aussi mature qu’un bachelier.
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