[MUNICIPALES] A Paris, Cédric Villani cherche à relancer sa campagne

Source [Le Figaro] Après son tête-à-tête à l’Élysée avec le président et son exclusion de LREM, le mathématicien veut faire de son indépendance un atout face à Benjamin Griveaux.

Cédric Villani démarre une nouvelle campagne. Le mathématicien, élu en 2017 député de l’Essonne sous l’étiquette La République en marche, s’est posé en candidat «libre», mercredi soir, lors d’une réunion publique organisée au Trianon (18e arrondissement de Paris), où 1600 sympathisants étaient attendus. Le prétendant à la succession de la maire Anne Hidalgo dans la capitale, exclu la semaine dernière du parti macroniste, veut se concentrer sur son projet. Près de 200 pages de propositions, selon ses équipes, et des idées présentées comme solides. «Je suis le seul candidat sans parti, et pourtant j’ai l’impression d’être le seul qui propose un programme sérieux, de gouvernement. Il n’est pas farfelu mais réalisable», affirme Villani dans une interview au Parisien.

L’objectif est double: en finir avec l’image de savant fou qui lui colle à la peau, d’une part, et se distinguer de son rival Benjamin Griveaux, candidat de LREM, qui multiplie les propositions volontairement clivantes dans le but de faire parler de lui et de saturer la campagne. «Cédric a une carte à jouer sur le côté sérieux. Nous, on n’a pas de propositions “wouah”, juste parce que c’est comme ça qu’il a obtenu la médaille Fields», argue l’entourage du scientifique, selon qui les mesures défendues par Benjamin Griveaux, comme l’apport de 100.000 euros pour accéder à la propriété, la création d’un «manager de rue» ou encore d’un Central Park, «écornent son image».

Villani, qui ambitionne de devenir «le premier maire écologiste» de Paris, propose entre autres un plan d’investissement de 5 milliards d’euros consacré à la transition verte, de multiplier par dix les rénovations énergétiques des immeubles. La militante écologiste Isabelle Saporta, qui a rejoint sa campagne la semaine dernière, assistait au meeting, mercredi, aux côtés du député proche de Hulot Matthieu Orphelin, et de l’eurodéputé Pascal Durand, ancien dirigeant des Verts.

Au même moment, le candidat d’EELV dans la capitale, David Belliard, réunissait lui aussi ses soutiens. Leur tentative de construction d’une «coalition climat» semble, à ce stade, au point mort. «On ne veut plus parler d’accord. On est sur le projet, balaie Anne Lebreton, élue du 4e arrondissement et porte-parole de Cédric Villani. Sur le terrain, on sent un réel intérêt pour Cédric, son livre Le Nouveau Paris est en rupture de stock. Il est le seul capable de mettre d’accord Emmanuel Grégoire (premier adjoint de la maire socialiste Anne Hidalgo, NDLR) et Philippe Goujon (maire Les Républicains du 15e), en passant par les Marcheurs.»

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