On va beaucoup parler cet automne de nature et de liberté, de naturel ou de contre-nature, de morale naturelle ou de transgression, etc.
On s'est déjà mis à parler, ou à reparler, de "morale laïque".
Les questions dont dépendent tous ces débats sont les suivantes : existe-t-il une loi naturelle ? Comment peut-on être sûr qu'il en existe une ? Si nous pouvons en être sûrs, rationnellement, quel en est en gros le contenu ? Pouvons-nous être certains de ce contenu ? Si oui, de quoi, pourquoi et comment ? Et que faut-il entendre profondément par "loi naturelle" ? Est-ce la même chose que la loi morale ? Comment retrouver la certitude rationnelle de l'existence et du contenu de cette loi morale objective ? En comprenant, précisément, ce que veut dire "loi naturelle" ? Et quel rapport avec la loi civile fondamentale ? Et avec Dieu ?
Sans cette loi, un individu vit sans règle, un décideur n'a plus de boussole et un législateur fait n'importe quoi.
Henri Hude, dans cette vidéo, nous permet de nous réapproprier cette notion. Plus que cette notion, il nous permet de nous réapproprier cette loi. Il la fait retrouver avec une sorte d'évidence. Tout simplement.
A voir, à revoir et surtout à faire regarder aux jeunes.
Liberté politique
© www.libertepolitique.com / Antoine Besson










N'oublions pas que la loi des hommes est imparfaite, car écrite par des hommes, eux-mêmes imparfaits. Elle est, de plus, variable dans le temps. Ce qui était légal dans le passé ne l'est plus forcément maintenant. Ce qui est légal maintenant ne le sera plus forcément dans le futur. La loi varie au gré des circonstances, imposées ou voulues...
Fort bel exposé de Henri Hude dont le dernier point, capital, rejoint l'actualité : l'éducation.
Voir le commentaire en entierMais comment éduquer, redonner un sens moral (sans imposer un ordre moral) alors que les droits de la conscience sont à ce point étouffés dans notre société ? Pourtant, pas de loi naturelle possible sans la voix de la conscience qui, selon le cardinal Newman, est la loi de Dieu inscrite dans l’âme de tout être humain. Voix qui permet notamment de reconnaître ce que sont les droits de la vie... Déjà le sang d’Abel qui crie vers Dieu… Prenons le cas de l'IVG. 220 000 IVG par an. Comment cela serait-il possible si, dès la plus précoce éducation, les adolescents étaient éveillés à toutes les dimensions de l'union entre un homme et une femme au lieu de ne recevoir qu’une « éducation sexuelle » comme ils reçoivent une éducation alimentaire ou anti-tabagique ? Et comment reprocher à de très jeunes filles de recourir à l'avortement pour effacer au plus vite un acte (pensent-elles...) dont elles et leur compagnon d'un moment n'ont pas pris sérieusement « conscience », avant même qu'il soit posé, qu'il ne s'agissait pas d'un jeu mais qu'il pouvait aboutir à donner la vie à un être humain en l’absence ou en dépit de précautions contraceptives ? D'ailleurs la conscience de leurs aînés n'est-elle pas aussi bien anesthésiée par le mythe de l'infaillibilité du contraceptif ?
Si M. Peillon prenait son nouvel impératif de "morale laïque" vraiment au sérieux, c'est par là qu'il devrait commencer en repensant de fond en comble ce qui se fait dans les établissements scolaires en matière d'éducation sexuelle. On peut en effet parfaitement concevoir une éducation morale à l'amour sur une base parfaitement laïque acceptable par toutes les familles de pensée. Mais cela reviendrait à attaquer de front l'ordre a-moral libertaire et hyper-érotisé dans lequel évoluent nos enfants et que le gouvernement auquel M. Peillon appartient va encore renforcer avec le vote d'une loi sur le mariage homosexuel... au nom d’une fausse conception de la conscience perçue comme le tribunal de la pure subjectivité individuelle (c’est mon choix de coucher avec un garçon ou une fille quand je veux et comme je veux, et donc c’est juste). On peut sans hésiter affirmer que c’est là précisément que la loi naturelle est annihilée…Le projet du ministre est voué à l’échec car il est atteint d’une contradiction rédhibitoire : une société dans laquelle chacun se donne à soi-même sa propre loi ne peut que sombrer dans le nihilisme. La « bonne foi » et l’"in-conscience" du ministre de l’Education ont quelque chose de sidérant.