Cet été, www.libertepolitique.com initie avec Henri Hude une réflexion sur le sens du décideur, ses caractéristiques, ses principes et ses fondamentaux. Avec le philosophe, nous commentons chaque semaine un fait d’actualité, ou nous nous livrons à une réflexion qu’inspire son livre, à lire impérativement pour comprendre les enjeux réels de l’idéologie contemporaine et les problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société.
Dans ce huitième épisode, le philosophe, après avoir abordé la question de la réaction face à la crise, développe celle de la formation des chefs de demain. Préparer l’avenir, c’est avant tout former les citoyens de demain, mais aussi ceux qui s’élèveront pour les guider : les décideurs politiques. Et en terme de formation, Henri Hude appelle à retrouver les fondements de la société libre.
La naissance de la dune : qui s’oppose aux vents dominants ?
Pour illustrer ce chapitre, le philosophe a recours à une image. Une dune se constitue lorsque viennent s’accumuler des grains de sables derrière un caillou qui fait obstacle aux vents dominants. Des graines viennent pousser, l’obstacle grandit et le processus devient cumulatif. Ainsi apparaît la dune. Il en va de même pour la société, qui se forme ou se reforme face aux vents dominants, grâce à la résistance que leur opposent des leaders de valeur. Les chefs doivent être capables de s’opposer à la pensée dominante, quand cela est juste et utile. Parce qu’ils inspirent confiance, ils sont en mesure de constituer une société libre.
S’opposer aux vents dominants, aux vents mauvais... Dans cette image, ces vents dominants symbolisent les forces qui reconduisent l’homme à l'état de nature, c’est-à-dire à la guerre de tous contre tous, au chaos et à l’anarchie. Toutes choses contraires à l’idée même d’une société libre, ou même d’une simple société civilisée. Ces vents, ce sont le conformisme, la lâcheté, le politiquement correct qui gangrène le politique.
Retrouver les fondements
Une fois l’importance du chef rappelée, puisque c’est grâce à lui que se forme le pacte social, Henri Hude rappelle ce qui caractérise les décideurs dignes de confiance : justice et force. Une force qui vient principalement de ce que le chef est légitime. Or pour être légitime, comme pour inspirer confiance, il faut d’abord dire la vérité. Ne pas mentir. Les dirigeants doivent la vérité à ceux dont ils sont responsables. Il leur faut être eux-mêmes en quête de vérité pour ne pas se tromper eux-mêmes.
Cela implique un effort important de connaissance, notamment de la loi naturelle, ce que Henri Hude appelle la « loi de paix », dont l’observation permet la vie en société. C’est dans la connaissance de cette règle fondamentale que doit consister la formation des futurs chefs, des futurs décideurs. Et pour avoir une juste compréhension de cette loi, le chef doit aussi en scruter les Fondements. Dans toute société, la loi, qui est objective, universelle et nécessaire, doit reposer sur un fondement qui transcende l’individu et qui confère à la loi son autorité. Il s’agit toujours de l’Absolu, ou de quelque chose d’intangible : Dieu, ou la Nature ou la Raison, avec des différences d’accents selon les cultures et les sociétés.
Cette quête des Fondements est l’aspect le plus profond d’une préparation sérieuse, d’études solides et de la quête authentique de vérité, qui qualifient pour ses fonctions tout dirigeant digne de confiance.
Il s’agit d’une formation continue, qui est sans doute l’œuvre d’une vie et qui garantit à la société libre qu’elle demeurera civilisée d’abord, libre ensuite, aussi longtemps tant qu’elle sera édifiée et s’élèvera sur de telles bases.
Liberté politique










Merci pour ce beau discours.Les intellectuels politiques catholiques ont un tatouage de gentilhomme qui subissent le barrage des voyous de science PO et des autres. Ce fait est bien regrettable. Il ne faut pas oublier que la plupart de nos déboires sont dus au comportement de notre Eglise catholique à travers l'histoire. En effet, n'est-il pas très domageable d'avoir à supporter de nos jours les conséquences du comportement du roi Philippe Le Bel, dont je n'imagine pas comment, avec l'autorité de l'Eglise de l'époque, il eut été possible de ne pas transcender l'autorité Royale.
Voir le commentaire en entierIl faut bien constater que le système bancaire actuel est la résultante de ce conflit, avec la corruption qui l'accompagne. Vous semblez toujours considérer que la "crise" actuelle est une fatalité, alors que c'est le produit d'un montage politico-bancaire pour promouvoir la mondialisation de la part du gouvernement Américain. Il ne faut pas oublier que les cosmonautes U.S.A. n'ont jamais mis les pieds sur la lune. Que les tours ont bien été dynamitées. Que les conflits sont financés par le commerce de la Drogue, ou des Armes, ou l'argent des Banques.
Il serait grand temps de sortir des bourrages de crâne ou des fausses croyances. La recherche de la Vérité, est la tache fondamentale de tout Catholique de conviction. Le Christ, lui, avait compris la force de sa doctrine, qui est l'amour du prochain, et la compréhension de l'universalité
du fonctionnement de l'intelligence cosmique, alors que nous nous laissons asservir par des monaies sans valeur, des informations déformées, des autoritées corrompues. Nous sommes dans l'artificiel, combien de temps faudra-t-il pour retrouver les vraies lois Divines de la nature.
Merci à Liberté Politique de nous permettre de philosopher.