Les Français ont envie de surfaces habitables de plus en plus grandes, de mieux en mieux équipées. Beaucoup souhaitent en sus disposer d’un jardin. Et beaucoup ont de petits moyens. Comment leur donner satisfaction ? En travaillant sur plusieurs chantiers simultanément.
Premièrement, il faut du terrain constructible. La densité française est faible en comparaison de celle de nos voisins allemands, belges, hollandais, britanniques. Le problème est donc une question de répartition de la population sur notre territoire. Au lieu d’épuiser les finances publiques pour des logements sociaux en région parisienne, mieux vaudrait rendre attractif le « désert français », en y facilitant la création d’emplois et en faisant sauter les verrous malthusiens qui s’opposent à la transformation de terres agricoles (la France en a à revendre !) en terrains à bâtir.
Deuxièmement, il faut des facilités de transport. Tout est fait depuis des années pour rendre la circulation automobile plus lente et plus stressante. Pourtant, il n’y aura abondance de logements pour les ménages à revenus modestes et moyens que s’ils peuvent se déplacer commodément. La fluidité de l’emploi en dehors des grandes métropoles en dépend, tout comme la facilité de vie des ménages rurbains.
Troisièmement, il faut du crédit. À cet égard les accords de Bâle sont une catastrophe : en exigeant des banques soit des augmentations de capital, soit des diminutions de bilan, et cela au pire moment en ce qui concerne les premières, cette réglementation bête et méchante induit le Hara-Kiri d’innombrables projets immobiliers.
Enfin, il faut en finir avec le mythe du logement social. Qu’est-ce qui a donné aux gens modestes l’accès à internet et au téléphone cellulaire ? Le plan calcul ? L’administration des PTT ? Les achats d’ordinateurs par les municipalités pour les enfants des écoles ? Ou le dynamisme d’entreprises privées ? Le vent de la destruction créatrice doit souffler sur les HLM.
Source : Economie matin










Outre les problèmes énoncés, le logement social est méprisé des collectivités communales parce qu'il génère moult maux. Il concentre des populations indigentes et immigrées, et le concept des logements sociaux font des quartiers ghettoïsés. A partir de ce concept malthusien et mythique, on peut comprendre que les municipalités refusent de revoir leur plan d'urbanisme pour constuire des hlm ou mettre des terres en terrains constructibles. Dans une économie de marché, en l'occurence salutaire, le logement pour tous ne peut se faire que par l'accroissement de l'offre.
Dès l'instant, en 1981, où les pouvoirs publics ont réduit les abbatements fiscaux sur les revenus fonciers de 25 à 13 %, le besoin de logement pour tous ira toujours plus croissant.