Le figaro

Dans son bloc note Ivan Roufiol pointe l’aspect le plus inquiétant de la crise dont le lynchage de Christian Vanneste est l’un des signes. 

Reprenant le mot de Ségolène Royal sur le « dégénérescence démocratique », il écrit : « le peuple oublié veut revenir maître de son destin, qu’il a abandonné aux mains de représentants ayant parfois perdu leurs repères et dont certains sont prêts, sous l’effet d’une subversion intellectuelle, à abandonner la République à la loi des nouvelles communautés. »

Et il conclue son bloc note :

Ceux qui cherchent encore à imposer le silence dans les rangs reproduisent des pratiques staliniennes. Ils veulent faire taire ou à faire condamner les propos tenus par tel député ou écrivain, mais aussi par des journalistes, associations, sites internet, etc. La manière dont Jean François Copé, au nom de l’UMP a choisi d’exclure Vanneste coupable d’avoir dit une vérité interdite en assurant qu’il n’y avait pas eu de déportation d’homosexuels en France (ce que confirme Serge Klarsfeld), est révélatrice de la persistance du mépris des faits en politique et du poids de certaines communautés, sexuelles ou ethniques dans la falsification des réalités »

Et le chroniqueur ajoute :

« Ce même refus d’admettre des évidences conduit les bouffeurs de curés à refuser d’aborder la place de l’Islam dans la vie publique. « Des territoires entiers sont régis par la loi de la charia », écrit le député André Gerin(PCF) dans son dernier livre préfacé par Malek Boutih (Les ghettos de la République, Editions Le Publieur). Mais les belles âmes ne veulent entendre là qu’un inacceptable reproche fait aux musulmans. Ainsi s’abime la démocratie »

 

Source : Le Figaro du 17 février 2012