[LPJ] Que les têtes qui dépassent soient coupées !
[Liberté politique Jeunes] — La mise en examen ce mercredi 2 juillet de Nicolas Sarkozy, la première pour un ancien président de la République (Jacques Chirac doit d'ailleurs bien rire du fond de sa Corrèze) met une fois de plus la justice à deux vitesses de l'État-PS en pleine lumière. Sans doute Nicolas Sarkozy n'est-il pas blanc comme neige. Mais l'acharnement judiciaire est récurrent contre tous ceux qui dérangent ou qui représentent un danger potentiel pour la réélection d'un vrai-faux mou en 2017.

Quelques éléments de comparaisons entre plusieurs affaires illustrent l'étonnante disproportion de sanction qui frappe immédiatement ou presque le malheureux qui s'opposerait avec une efficacité particulière au succès du chemin tracé vers le progrès, le bonheur et la félicité socialistes.

On connait grâce à Valeurs actuelles l'existence d'un cabinet noir spécialement chargé d'atteindre Nicolas Sarkozy par tous les moyens, pour entraver sa possible candidature à l'Elysée en 2017. Preuve d'un intérêt disproportionné pour ce dernier, il montre la volonté de l’actuel Président de garder sa place quoi qu'il en coûte. Moins par ses mérites, que par la neutralisation de l’adversaire.

Mais plus encore que l'affaire Sarkozy (ou plutôt les affaires Sarkozy), c'est la disproportion entre les sanctions données à ceux qui s'opposent au gouvernement par rapport à ceux qui ne le font pas qui frappe les esprits.

Et les exemples sont légion :

  • Les sanctions contre les Hommens, à comparer à celles données aux Femen. Les premiers sont frappés plus durement et plus vite que les secondes. Pour des faits moindres.
  • La répression des manifestations sans heurts, qui ne vont pas dans le sens du gouvernement, à comparer à l'étonnante léthargie des forces de l'ordre devant les émeutes des milices dites "antifas".
  • Les étonnantes mutations (ou promotion-sanction) de hauts fonctionnaires ayant le malheur de dénoncer les failles du système ou son double-langage. La dernière en date, celle du général Soubelet, futur ex-n°3 de la gendarmerie.
  • L'emprisonnement de Nicolas Bernard-Buss, mis en geôle après une manifestation, à comparer aux multirécidivistes qui sont relâchés chaque jour dans la nature.
  • La suspension de subventions pour le lycée Gerson,  et l’arrosage des associations LGBT.
  • L’indulgence pour les frasques des alliés utiles du président, de son trésorier de campagne à l’actuel garde des Sceaux (avec ses mensonges ou ses conflits d’intérêts).
  • Et donc aussi la cabale contre Nicolas Sarkozy, à comparer par exemple à l’affaire Cahuzac, lequel n'a pas passé la moindre seconde derrière les barreaux.

Si cela n'était pas clair, on le comprend bien désormais : il y a une volonté de couper court à tout débat, à toute opposition, à tout ce qui pourrait rappeler à l'hôte de l'Elysée la réalité de ce qui se passe en France. Chaque tête qui dépasse doit être coupée. Chaque voix qui s'élève doit être muselée.

Des alliés de poids pour une stratégie réfléchie

Force est de constater que le gouvernement dispose d'alliés de poids. Le Syndicat de la magistrature, célèbre pour son "mur des cons", est intouchable. A tel point que la séparation des pouvoirs entre la justice et l'exécutif peut être remise en cause, tant la proximité idéologique est grande, en particulier avec le garde des Sceaux.

On distingue de mieux en mieux comment va se terminer le quinquennat. Incapable de remonter la pente économique, c'est-à-dire ne pouvant pas compter sur ses bons résultats pour l'emporter en 2017, l'Etat-PS s'affaire donc à détruire tout ce qui peut être une entrave à sa marche. Destruction continue des repères identifiants, « nomadisation des personnes — ni hommes, ni femmes, ni vraiment Français, ni vraiment étrangers… » (Zemmour), acharnement sur les opposants les plus visibles, division toujours plus grande des Français, dédain affiché des petites gens. Oui, la dérive est totalitaire. À force d'invoquer les "heures les plus sombres de notre histoire", l'Etat-PS les ranime. Petit à petit.

 

 

François de Lens

 

 

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