« La décennie 2020 pire que l’épouvantable décennie 2010 ? »

Source [L'Opinon] « La défiance se répand entre pays, entre communautés, entre voisins et l’attrait pour les solutions magiques et pour la violence croît ​» : la chronique d’Eric Le Boucher

Fin décembre 2009, personne n’avait imaginé les épouvantes de la décennie qui allait s’ouvrir : terrorisme, emballement climatique, recul de la démocratie, populisme, protectionnisme, violences communautaires, menaces sur les libertés individuelles… « La récession globale a pris fin », se réjouissait, il y a dix ans, le FMI dans ses perspectives pour 2010. Dominique Strauss-Kahn, à la tête de l’organisation, se félicitait : « l’économie mondiale semble commencer à se remettre de la pire des crises économiques et financières de l’après-guerre ». Tout en restant prudent puisque « la croissance restera lente ». Mais l’optimisme s’accroche à la poursuite des politiques engagées, « c’est grâce à une action résolue et concertée que la crise a pu être maîtrisée ».

Et pourtant. La crise marquait en réalité la fin d’un ordre et l’entrée dans un désordre. Qu’on quitte le système libéral, de libre-échange mondialisé, était à l’esprit de tous. La crise avait pour origine les excès du monde financier, elle allait forcément conduire à réviser le laisser-faire donné aux marchés et amener un retour des Etats. L’utilisation coordonnée de l’outil de la relance keynésienne dans tous les pays du G20 en faisait la démonstration : la politique reprenait la main. Ça a été fait en partie : le libéralisme pur du « consensus de Washington » a été abandonné, les banques ont été corsetées, les politiques de change ont été limitées, des mécanismes de soutien ont été mis en place pour soutenir ceux qui s’écroulent.

Retrouvez l'intégralité de l'article en cliquant ici